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Bernadette Chirac, née Bernadette Chodron de Courcel à Paris le 18 mai 1933, est une femme politique française et l'épouse du Président de la République française, Jacques Chirac.
Après des études à l'Institut d'études politiques de l'Université de Paris (Sciences Po), elle épouse le 16 mars 1956 Jacques Chirac, dont elle a deux enfants : Laurence et Claude Chirac.
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Elle naît le 18 mai 1933. Fille de Jean-Louis Chodron de Courcel (1907-décédé), directeur commercial et de Marguerite de Brondeau d'Urtières (1910-2000). Soeur ainée de Catherine (1946) et Jérôme (1948).
Issue d'une famille profondément catholique pratiquante. Des membres de sa famille portent en guise de deuxième ou troisième prénom des noms de papes, Sixte et Pie. Une de ses tantes porte le nom de Jeanne d'Arc sur son état-civil. Enfin un de ses oncles, Vincent Chodron de Courcel, deviendra prêtre, et sa tante Anne-Marie, chanoinesse régulière de Saint-Augustin.
Elle reçoit une éducation sévère de la part de sa mère. Son père, mobilisé en 1939 est fait prisonnier en Allemagne durant la Seconde Guerre Mondiale jusqu'en 1945. En juin 1940, elle part en exil avec sa mère à Coudène, château de la grand-mère (Brondeau), en Lot-et-Garonne. Elle est inscrite à l'école Sainte-Marthe à Agen. De 1941 à 1943, après l'occupation de la zone libre, c'est l'exil dans un autre château, celui d'une tante, à trois kilomètres de Gien, dans le Loiret. Bernadette est inscrite à Sainte-Marie-des-Fleurs-et-des-Fruits comme demi-pensionnaire. Son père revient en 1945. La famille s'installe à Paris VIe, rue de l'Abbé-Grégoire. Camarade de jeu et de baccalauréat de la comédienne Sylvie Joly à l'École normale catholique, dans le XVe arrondissement de Paris, elle entre à l’Institut d’études politiques de l’Université de Paris (Sciences Po) en 1950 poussée par son père, ou elle rencontre son futur époux, mais n'obtient pas son diplôme.
Bernadette Chirac est sous le coup d'une enquête judiciaire :
Ouverte en 2003 à la suite d'une plainte avec constitution de partie civile de l'actuel maire de Paris, Bertrand Delanoë (PS), l'enquête conduite par le juge Philippe Courroye concerne 14 millions de francs (Soit 700 euros par jour) dépensés par les époux Chirac, principalement en espèces, pour des achats alimentaires dans leur logement de fonction de l'Hôtel de ville de Paris.
Le juge Courroye a concentré son enquête sur la qualification de « faux en écriture par personnes dépositaires de l'autorité publique ».
En 1969 le Château de Bity des Chirac acheté à Saran en Corrèze est partiellement classé Monument historique un mois jour pour jour après cette acquisition. L'action de Bernadette Chirac à la tête de l'Opération pièces jaunes est également critiquée, notamment pour des frais de fonctionnements à son profit jugés excessifs.
Les ancêtres Chodron (sans particule à l'époque) étaient d'abord commis dans les armées de la Révolution, sous Robespierre, avant de devenir au XIXe siècle notaire, diplomates ou industriels. Ils seront plus tard propriétaires des Manufactures de Gien et de Briare, dans le Loiret, renommées pour leurs porcelaines et leurs émaux.
Contrairement à certaines idées reçues, Bernadette Chodron de Courcel n'est pas noble, même si elle est très lointainement apparentée à de très nombreuses familles royales, princières et nobles de toute l'Europe. La source de cette erreur tient dans deux événements survenus sous le Second Empire : d'abord l'allongement du nom de famille, avec adjonction d'un « nom de terre », puis l'anoblissement sélectif d'une branche de la famille.
L'adjonction de « de Courcel » au nom de famille, qui ne porte pas anoblissement, remonte à un décret impérial de 1852, qui a permis à la famille dans son ensemble de se nommer d'après le lieu-dit où la famille, nouvellement enrichie, s'est fait bâtir un château (sur la commune de Vigneux-sur-Seine, dans le futur département de l'Essonne). Les Chodron se sont alors dotés d'armes parlantes, blasonnées « De gueules à trois chaudrons ronds d'or, les anses de même posées deux et un. »
Ultérieurement, toujours sous le Second Empire, l'un des arrière-grand-oncles de Bernadette Chirac, Alphonse Chodron de Courcel (1835-1919), frère de Georges, fut créé baron héréditaire par lettres patentes du 6 mars 1867. Cet arrière-grand-oncle a transmis la qualité de noble à sa seule descendance, à laquelle n'appartient pas madame Chirac.
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