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Ses discours
DECLARATION DE M. JACQUES CHIRAC, au soir du 2ème TOUR - PLACE DE LA REPUBLIQUE
DECLARATION DE M. JACQUES CHIRAC, au soir du 2ème TOUR - TAPIS ROUGE
DECLARATION DE M. JACQUES CHIRAC, au soir du 1er TOUR
DISCOURS FONDATEUR DE LA CAMPAGNE PRÉSIDENTIELLE DE JACQUES CHIRAC - 17 Février 1995
DISCOURS DE JACQUES CHIRAC AU CONGRES FONDATEUR DU RPR - 5 décembre 1976
BONUS
LES CITATIONS
- Chirac
CHIRAC C'EST LA FRANCE
(tract de l'UNI entre les deux tours de l'élection présidentiel de 2002)
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Bien entendu, nombreux seront ceux qui essaieront de brouiller les leçons à tirer des résultats du premier tour afin de masquer le fait essentiel : le rejet de la gauche par le corps électoral. Rejet net et sans bavures, puisqu'il porte non seulement sur le candidat socialiste, mais aussi sur le communiste. Quant à l¹extrême-gauche, elle est loin d¹avoir réalisé la percée spectaculaire que les médias lui prédisaient. En somme, l'une des originalités de ce scrutin, c'est qu'il renverse la formule traditionnelle des scrutins à deux tours : au premier tour, on choisit, au deuxième on élimine. Cette fois-ci, on a éliminé dès le premier tour. Reste donc à choisir, et à bien choisir. Pour nous qui avions soutenu Jacques Chirac dès le premier tour (et même bien avant), la question ne se pose pas. A vrai dire, la seule question qui se pose est de bien interpréter la volonté des Français afin de répondre à leurs attentes pendant la campagne du second tour et, ce qui est beaucoup plus important, au cours des cinq années qui viennent. Ecartons d'abord le thème que ne peut manquer de développer la gauche, relayé par les médias complaisants : ce qui met la France en danger, c'est la montée de l'extrême-droite ; donc, tous unis dans un front républicain pour écarter ce péril. La droite victorieuse a mieux à faire que de servir de roue de secours à une gauche désavouée par les Français. Tout ce que la droite peut faire pour la gauche, c'est de lui rappeler quelques vérités élémentaires, par exemple que l¹usage de la perversité est un jeu dangereux, fructueux dans un premier temps, mais qui, dans un deuxième temps, revient frapper ses auteurs comme un boomerang mal contrôlé. On veut parler ici, évidemment, de la manoeuvre mitterrandienne qui a consisté à gonfler le Front national pour plomber durablement la droite dans les urnes. La mécanique a bien fonctionné pendant longtemps, mais aujourd'hui, on peut dire : « Juste retour messieurs, des choses d¹ici-bas ». On ne jurerait pas que les mânes de Mitterrand se désolent beaucoup de la déconfiture de Jospin. Dans la déroute de la gauche, en effet, la personnalité de Jospin n'a pas pesé d'un poids négligeable. Ambitieux, médiocre, toujours prêt à renier son passé, qu'il soit trotskiste ou mitterrandien, prompt à lâcher ses amis dès qu¹il les juge encombrants, cynique jouant les vertueux : ces belles qualités permettent de monter jusqu¹à un certain point mais préparent des réveils cruels dès que les gens s¹aperçoivent que le roi est nu. Cela dit, ce facteur personnel ne doit pas dissimuler les mouvements de fond. La gauche aura beau, pour essayer de sauver les meubles, soutenir pesamment Chirac comme la corde soutient le pendu : Chirac ne tombera pas dans ce piège grossier qui le couperait de son électorat naturel pour faire de lui un otage de ses adversaires. En particulier, il ne se laissera pas prendre au sophisme complaisamment développé selon lequel il aurait remis Le Pen en selle en reprenant à son compte la lutte contre l'insécurité. En vérité, s'il avait laissé à Le Pen le monopole du combat contre un mal qui ronge la société française et qui pourrit la vie quotidienne de nombre de nos compatriotes, c'est Le Pen qui serait arrivé en tête du premier tour. Mais cette question, pour
cruciale qu'elle soit, ne constitue pas la totalité de la politique qu¹il
faudra appliquer pour mener à bien le redressement révélateur pour faire
apparaître au grand jour les vices profonds de l¹idéologie de la gauche en
général et du socialisme en particulier. Ces vices procèdent tous de la
même racine, qui est le refus de regarder la réalité en face. Vice de
l¹esprit, bien sûr, mais aussi vice moral. Vouloir faire croire à tout un
peuple que, par exemple, on peut gagner toujours plus en travaillant
toujours moins, qu'on peut éradiquer la violence en minimisant son
existence dans un premier temps, et ensuite, en caressant les violents
dans le sens du poil, c¹est l¹aveuglement intellectuel, mais aussi, tout
simplement, de la lâcheté. Pendant un certain temps, le peuple français a
pu donner l'impression qu¹il était sensible aux effets de l¹anesthésie,
mais cette fois-ci, c'est l¹euthanasie qu'on lui proposait, au propre
comme au figuré. Quand il s¹en est rendu compte, il a réagi avec la
brutalité d¹un peuple fier qui congédie les mauvais bergers qui ne lui
proposaient Voilà donc venu le temps de Chirac. Mais ce ne sera ni pour lui, ni pour nous, le temps de la facilité. Ce sera le temps de l¹exigence et du courage. Ce qui compte aujourd'hui, ce n¹est pas la simple arithmétique des urnes qui permettra de remporter la victoire au second tour. Ce qui est en cause, c'est de mobiliser les Français pour les engager dans la voie du redressement et, pour cela, de les appeler à l'effort. Ce qu'il faut à la France, c'est un président qui fasse preuve à la fois de mesure et de fermeté, qui soit capable de présenter aux yeux du monde l'image d'une France qui soit un grand pays, qui sache trouver les mots pour convaincre les Français qu'ils ont tous leur place dans l'entreprise commune mais que, pour autant, l'unité nationale ne saurait résulter d'un compromis bâtard entre les idées fausses, qui ont amplement fait la preuve de leur nocivité, et les idées justes, qui seront le moteur du renouveau. Il est évident que Jacques Chirac possède précisément les qualités qui lui permettront d'être présent au rendez-vous que l'histoire lui assigne, à lui et à la France. Comme dans les grandes heures de notre histoire, ce qu'il faut aujourd'hui, c'est un rassemblement des forces vives du peuple français. Il se fera derrière Jacques Chirac. VOTEZ CHIRAC |
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